Les actions européennes attendues dans le vert, la défiance sur la "tech" s'estompe un peu
information fournie par Zonebourse 18/02/2026 à 08:39
D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait prendre autour de 0,2% à l'ouverture, le DAX à Francfort pourrait avancer de plus de 0,2% tandis que le FTSE 100 à Londres est attendue stable.
Après un week-end de trois jours pour "Washington's Birthday", les marchés d'actions américains ont connu séance volatile hier, même si les forces se sont équilibrées en seconde partie de séance, ce qui s'est traduit par une clôture qui s'est déroulée dans une ambiance beaucoup plus calme.
Au coup de cloche final, le Dow Jones et le S&P parvenaient à s'adjuger 0,1%, mais le Nasdaq 100, à forte composante technologique, restait le plus pénalisé des trois grands indices avec un repli de 0,1%.
"En toile de fond, les inquiétudes autour du secteur des logiciels persistent", expliquent ce matin les analystes de Danske Bank.
"Après leur rebond de vendredi, la tendance s'est de nouveau inversée et les valeurs des logiciels ont encore reculé d'environ 2% hier, pour figurer parmi les plus fortes baisses du marché", note la banque danoise.
Le secteur technologique a alimenté la défiance des investisseurs ces dernières semaines, les investisseurs redoutant l'arrivée de technologies d'IA bon marché et performantes pouvant effectuer des tâches de marketing, de comptabilité, de gestion juridique et de gestion des ressources humaines plus rapidement et à moindre coût que les logiciels existants.
"La colonne vertébrale de ce mouvement de défiance est claire: la crainte que l'IA ne rende obsolètes, et plus vite que prévu, certains modèles économiques historiquement intensifs en expertise humaine", rappelaient récemment les équipes d'Apicil AM.
En gros, l'adoption de l'IA pourrait se révéler bénéfique pour les marges de nombreuses entreprises, mais pourrait aussi se révéler désastreuse pour les revenus et le cours de Bourse d'autres.
Alors que l'indice VIX de la volatilité aux Etats-Unis n'a cessé de progresser depuis le début de l'année pour désormais dépasser le seuil critique des 20 points, certains stratèges commencent à redouter le scénario d'une consolidation, voire d'une correction, des places américaines dont les niveaux de valorisations sont désormais jugés élevés.
"Le scénario d'une hausse de l'indice S&P 500 sans le soutien de la tech n'est pas impossible, mais il s'annonce franchement très compliqué vu son poids colossal dans l'indice (environ 33%)", prévient Michael Brown, analyste marchés chez Pepperstone.
"D'ailleurs, depuis le début de l'année, seuls quatre des onze indices sectoriels s'inscrivent en baisse, ils représentent à eux seuls près des deux tiers de la pondération de l'indice", souligne le professionnel.
Conséquence, on observe depuis plusieurs semaines un mouvement de rotation au détriment des valeurs de croissance et en en faveur des titres défensifs à New York, mais aussi une désensibilisation des portefeuilles des investisseurs aux valeurs américaines, qui préfèrent renforcer d'autre allocations comme l'Europe et les marchés émergents.
La baisse du dollar, l'imprévisibilité de la politique américaine mais également la stabilité de la zone euro perçue profitent aux actions européennes. Depuis le début de l'année, l'indice Europe STOXX 50 affiche une progression de 4%.
A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei avançait de plus de 1% mercredi en fin de séance à la faveur du reflux du yen.
En Chine continentale, les marchés sont fermés pour les congés du Nouvel An lunaire et les cotations ne reprendront pas avant lundi prochain.
En Europe, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, devrait quitter l'institution avant la fin de son mandat de huit ans, rapporte le Financial Times, afin de permettre à Emmanuel Macron de proposer un successeur français à la tête de la BCE avant l'élection présidentielle de 2027.
Au programme économique de la journée figurent les derniers chiffres de l'inflation au Royaume-Uni, ceux de la production industrielle américaine ainsi que les "minutes" de la dernière réunion de la Fed.
Mais ce sont surtout les données concernant le PIB des Etats-Unis au quatrième trimestre et l'inflation PCE de décembre, attendues vendredi, qui permettront d'affiner la lecture macroéconomique et de mieux mesurer les marges de manoeuvre qu'aura la Fed pour 2026.
La publication de plusieurs statistiques envoyant des contradictoires sur l'économie est venue rebattre les cartes en alimentation la volatilité des anticipations de politique monétaire de la Fed.
Sur le marché des changes, le dollar retrouve un peu d'allant après son accès de faiblesse des dernières semaines, qui fait reculer de 0,1% sous 1,1840.
Du côté de l'obligataire, la semaine a débuté sur une note positive à New York avec un rendement des bons du Trésor américain à dix ans qui se détend marginalement de 0,5 point de base à 4,07%.
Le marché pétrolier reste instable, entre informations évoquant la fermeture temporaire du détroit d'Hormuz par l'Iran et progrès entre les discussions diplomatiques que mènent actuellement Washington et Téhéran. Le Brent progresse actuellement de 0,3% à 67,6 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,6% à 62,5 dollars.
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